Ce
lundi 16 mars, je me réveille à 5h –
allez, disons 05:00AM à l’américaine – pas tellement fatigué et surtout curieux de partir. Arrivé à l’aéroport, je prends le CDGval, petit
« métro-comme-celui-de-la-ligne-14 », d’abord dans le mauvais sens, puis dans le bon, afin de rejoindre le terminal 1 (comme dirait Gad Elmaleh…) L’enregistrement est rapide et je rejoins
la salle d’internement, euh pardon d’embarquement en passant par des couloirs assez futuristes – très chouettes ! Arrivé à Düsseldorf, je prends ma correspondance pour Newark. J’attends face à
la porte mentionnée sur mon billet et lorsque je vois tous les passagers s’avancer, je suis le mouvement. On me refoule, me disant que ce vol est pour Miami, qu’il y a eu un changement. Evidemment,
les écrans au-dessus des portes ne sont pas allumés. On se demande à quoi ils servent… Ah, si c’était Air France… ;) lol of course. Je me dirige donc vers la porte que le personnel
m’indique et là on me confirme que je suis au bon endroit. Je m’installerais presque avec la bonne conscience du devoir accompli mais mes sens restent en
éveil. Assez rapidement, l’embarquement commence, pour… Miami ! Je retourne donc à ma porte première, initiale, intiatique n’ayons pas peur des mots, ma
porte-mère en quelque sorte où se fait tranquillement l’embarquement vers Newark, comme ça, sans moi, en douce… les
petits salauds. Drapé de probité candide et de lin blanc, mais surtout de ma fierté française (Ah, Air France… lol 2), je demande (gentiment car en fait je ne suis pas si rempli de fierté
que cela) ce qui se passe. C’était une erreur de leur part, et l’on m’embarque… enfin, je m’embarque ! Me voilà donc dans l’avion, je suis tout
excité, bien que je sois seul et que je ne le manifeste pas extérieurement. J’ai un bon souvenir de New York alors que je ne l’avais pas visitée dans de bonnes conditions, alors imaginez, là, dans
ces conditions, seul à New York, libre de faire mon programme. Je vais donc savourer, goûter avec émerveillement chaque seconde de ce voyage. Je veux cette
fois voyager différemment. Différemment de d’habitude. Quand j’ai dû prévoir un plan B – au cas où mon point de chute dans NY se dérobe – j’ai découvert le site couchsurfing et je me suis
pris au jeu. Je trouve cela tellement plus intéressant de rencontrer des gens et à travers eux découvir une culture, un différent « way of life »
plutôt que de s’en tenir aux monuments du guide touristique. Je veux vivre à l’heure new-yorkaise et non voir un building de plus ou de moins. Moi qui ai longtemps été adepte du rendement jours
passés/musées visités, je veux désormais prendre le temps de marcher lentement et de m’imprégner des lieux. Et tant pis si je ne vois pas tout ! Abandonnons le trop sientifique souci
d’exhaustivité – to exhaust, ca veut dire épuiser, non ? C’est donc horrible d’épuiser, de finir, d’avoir « fait New York en quatre jours cet été », comme disent les
gens. Une fois arrivé, je me pose quelques instants avant de partir me balader en direction de Times Square.
Je trouve l’endroit toujours aussi fascinant et aime le Theatre District avec toutes ces couleurs et ces slogans qui se veulent attractifs. Je prends d’ailleurs la
décision de photographier tous les théâtres de la ville… Puis je prends le métro en direction du Metropolitan Opera, afin de repérer le guichet pour les places de dernière minute vendues le
lendemain matin. Je vois le public arriver pour le spectacle de ce soir, très chic – enfin non, pas très chic mais très m’as-tu-vu. Des fourrures, des costumes mais le tout mal porté. Vu un
costume plus une casquette du style casquette publicitaire… Enfin, les infos glanées, je peux rentrer.
les fameux théâtres de Broadway, où se jouent les "musicals"
Le Metropolitan Opera, au Lincoln Center
Par Nicolas
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Publié dans : Chroniques
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