Optimisme
Faisons suite au billet précédent, et mettons en pratique l’optimisme que je développais jusque là théoriquement (c’est un peu de la psychologie du café du commerce mais bon…) Donc, l’application concrète de mon propos sur la tristesse, c’est d’ériger l’optimisme en art de vivre. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre tous les événements du bon côté. Comment transformer une tuile en événement heureux ? La réponse en images !
L’autre jour, j’allai à la laverie. Là, je mélange les couleurs sans faire attention. J’avais un tee-shirt rouge vieux et horrible car tout délavé. Je me disais, celui-là au moins, il ne pourra pas dégorger ! C’était sans compter sur les ressources de ce petit malin. Je rajoute dans la machine le reste de mon linge (dont une chemise pas trop moche couleur blanc cassé, avec un genre de « reflet » que donne la matière synthétique). Une heure plus tard, le tee-shirt incriminé avait rosi l’ensemble de la machine… Dans un élan sacrificiel d’une grande générosité, le vieillard avait tenu à distribuer équitablement à mes vêtements le peu de rouge qu’il lui restait. Je l'avais sous-estimé : il avait la noblesse du pélican, qui, lorsqu'il n'a plus rien pour nourrir ses petits, se perce la poitrine avec le bec, pour leur donner son sang à boire. La chemise a donc aujourd’hui une couleur indéfinissable, ni rose, ni blanc, enfin je suis incapable de la décrire. Petit moment de grmblrgrmbl. Puis, voyons le bon côté : me voilà l’heureux propriétaire d’une chemise d’une teinte parfaitement unique ! Quand vous pensez que les pauvres couturiers du roi vicelard ont galéré pour confectionner une robe couleur du temps à Peau d’âne. Ben moi je l’ai cette couleur du temps ! Fastoche !