Vendredi 19 juin 2009

Par Nicolas - Publié dans : Théâtre - Communauté : Théâtre on line !
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Dimanche 29 mars 2009
Un samedi comme un autre, hier, j'allais à la boulangerie où je travaille. Mais cette fois, j'ai envie de retranscrire ici deux sensations.

La première, c'est celle d'un enfant venu acheter quelque chose, je ne sais plus quoi, sûrement des baguettes. Il me demande ce qu'il veut et me tend sa pièce de deux euros. Elle était très chaude. Je le sers et il s'en va. Mais la chaleur de cette pièce m'évoque de nombreux souvenirs un peu confus. Une sensation plus qu'un souvenir. Celle de cette pièce que nous donne un parent quand on est petit pour aller acheter des bonbons ou une chocolatine, celle que l'on serre, très fort, très très fort entre nos doigts tant on a peur de la perdre ou peut-être même de se la faire prendre ! Adulte, ce n'est plus pareil, la pièce est dans le portefeuille et si on la perd, on en a d'autres et au pire, il y a les distributeurs de billets. Enfant, on n'a pas l'habitude de porter sur soi de l'argent et cette pièce est un talisman que l'on échangera contre quelque chose de bon, quelque chose de festif car qui ne rentre pas dans le menu du midi ou du soir, quelque chose de sucré, plus ou moins interdit, et, quand obtenu, vu comme une faveur, une récompense... Et c'est pour cela que nous serrions si fort notre pièce entre nos doigts, et que celle de cet enfant me rappelle celles qui furent les miennes, quand, en vacances, il pouvait arriver que nous eussions le droit d'aller seuls à la boulangerie...

La deuxième, c'est dans le métro du retour. Une femme fait la manche, puis un peu plus tard, un homme assez âgé vient faire de la musique aussi pour faire la manche. A peine avait-il commencé à jouer qu'à l'arrêt suivant un autre homme un peu plus jeune entre dans le wagon pour faire la manche et commence à nous haranguer : "Mesdames, messieurs..." mais s'arrête vite en voyant que la place est prise. Il traverse donc le wagon pour pouvoir changer au prochain arrêt et se trouver tout près du wagon suivant. De là, il regarde un temps l'homme jouer, il lui fait un clin d'oeil et puis, juste avant de descendre, il va donner une pièce au musicien avant de partir faire la manche dans le wagon suivant... Je ne sais pas pourquoi mais cette scène m'a retourné. Solidarité ? pitié pour un homme plus âgé alors que nous-mêmes n'avons pas pitié ? Etrange sensation pour moi en tous cas...


Photo : La Charité, grand portail de Notre-Dame de Paris.
Par Nicolas - Publié dans : Chroniques - Communauté : La communauté Cali
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Jeudi 26 mars 2009
Ce matin-là, je décide de visiter Chelsea et commence par le fameux Chelsea Hotel... Il est plutôt moche, rien d'impérissable si ce n'est que je fais rapidement ma petite photo, parce que Piaf y est descendue. Je continue la 23ème rue pour arriver au Chelsea Art Museum que je suis impatient de découvrir. Il est dix heures et des poussières et le musée ouvre à 11h... Le tour de la librairie n'occupera pas une heure, même j'aimerais m'en convaincre. C'est l'occasion de me demander ce qui peut être connu ici en matière d'art français. Bettina Rheims, Sophie Calle, Pierre et Gilles. Bon, les classiques quoi. Mais trois dans cette petite boutique, ce n'est pas si mal. Je ressors dans le froid et là petit moment de déprime : je n'ai rien à faire, et par définition rien n'est ouvert tôt dans un quartier branché... Je pense donc à ma vie et peine à lui trouver le moindre petit intérêt. Je finis par trouver une cafétéria qui me semble plus ou moins glauque mais j'ai besoin de café ! En fait, rien de glauque, c'est la cafétéria un rien kitsh, la vraie, typique des films américains - j'adore, du vrai café américain, du jus de chaussettes, moi qui déteste les cafés italiens si serrés qui vous donnent des palpitations, avec plein de bon gros lait et un bon gros cookie et le serveur qui vient reremplir votre mug, hum... l'Amérique a du bon  ! Je me prépare donc mentalement à repartir vers le musée en me disant que ça va être hyper contemporain et conceptuel, que je ne vais rien comprendre et tomber en pleine masturbation intellectuelle. En traversant l'avenue (au feu clignotant rouge, en bon New-Yorkais), je me dis que si je suis ridicule, au moins je le reconnais et ai de l'autodérision, puisque je ne renonce pas à visiter ce musée seulement pour ne pas faillir à ma réputation (très largement usurpée par ailleurs) de bobo-intello-gaucho toujours au fait d'art contemporain et autre happenings. Je pousse la porte et là... révélation ! Je découvre une première expo passionnante, consacrée aux femmes et à la guerre. Rien de larmoyant mais pour la plupart des travaux passionnants et évocateurs. Après l'avoir visitée de fond en comble, je m'encquiers auprès du gardien pour savoir si je peux faire des photos. "Without flash" : je remonte donc au vestiaire, récupère mon appareil photo et mon portefeuille pour acheter une carte. Je refais l'expo et mitraille. Puis je passe dans une autre expo, "Imaginalis", pas mal. A l'étage supérieur, "Time, Motion and Surprise : the kinetic universe of Pol Bury". Je découvre cet artiste belge qui a donné des sculptures "cinétiques" (en mouvement), un univers plein d'humour. Au troisième niveau, "The empty space - Jean Miotte in the 1970's". Troisième découverte de la journée, décidément ce Chelsea Art Museum est sublime ;) L'expo illustre le passage de Miotte à l'acrylique en 1971, ce qui induit (l'acrylique séchant plus vite), plus de mouvement et un travail sur les surfaces laissées vides.

article à finir...


Par Nicolas
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Jeudi 26 mars 2009



Voilà, j'ai beau m'être régalé à New-York, je suis heureux d'être là, et oui, même si le train-train et le boulot reprennent. C'est si bon de "revoir Paris, retrouver ses amis"... Je vous aiiiime !!! ;)

On apprécie une telle déclaration, on la savoure, car je n'en fais pas de telles tous les jours !
Par Nicolas - Publié dans : Musique !
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Mercredi 25 mars 2009

Mardi matin, frais et dispos ou à peu près, je pars vers le Metropolitan Opera. J'arrive assez tôt, un peu avant 9h. Il n'y a qu'une demi-douzaine de personnes devant moi. Après une heure de queue, les guichets ouvrent et j'ai rapidement ma place debout pour Rusalka. Je reste donc dans le même quartier, Upper West Side. Je demande à des policiers sur Lincoln Square s'ils connaissent le Riverside Park, mais non et ils me renverraient bien vers Central Park. Non, moi c'est Riverside que je cherche et apparemment ce n'est pas très connu. J'arrive dans ce parc qui longe l'Hudson River : d'un côté les buildings, de l'autre le clapotis de l'eau. Je longe un temps les quais et suis surpris par le calme environnant. Déjà quelques écureils, comme une promesse de Central Park. Puis je me promène dans ce quartier pour voir quelques immeubles fameux, Dakota, Dorlington, Ansonia. 




Je trouve cette ville incroyablement belle, des buildings anciens travaillés aux plus futuristes. Même le métro est mignon ! (photo ci-dessous) Je passe au National Museum of Natural History, le temps de m'assurer que la dernière heure est gratuite, afin d'y revenir à « four fourty five ». Je rejoins ensuite la Columbia Avenue, très chouette car finalement plus typique que les avenues plus centrales, bordée de nombreux petits commerces sympathiques. Je veux déjeûner à la Colombus Bakery tant vantée par le guide mais, le temps de me demander si c'est moi qui ne sait pas me repérer dans une ville où c'est si simple (il suffit de se baser sur les intersections Xème avenue Xème rue), je dois me rendre à l'évidence, la Colombus Bakery a disparu ! Je mange donc dans l'établissement qui la remplace et qui répond au doux nom de « Pinch », pour un prix imbattable. Cf. photo : à noter que l'énorme salade que vous voyez est une « half salad » et qu'il existe deux tailles au-dessus...   Me voilà prêt à redescendre l'Avenue Central Park West pour visiter Central Park... Le temps de faire trois pas et un homme m'aborde et me propose de m'aider. « Why not ? » réponds-je dans mon accent à couper au couteau et je suis Rance qui aime faire découvrir sa ville. Il me montre tout, me propose de me prendre en photo - oui ,c'est très important pour mon ego car comme je visite seul, je n'aurais pas eu de photo de moi ;-). En haut du Belvedere Castle nous parlons de Wagner, à Ramble où se donnent rendez-vous les amateurs d'oiseaux de Bel Canto. Nous nous « fâchons » sur Bellini mais nous réconcilions sur Norma... Photo pour Amadis de la fontaine Bethesda et nous continuons à silloner Central Park. C'est une chance pour moi de faire cette jolie rencontre, de pouvoir parler Américain pendant trois heures et de lui demander, en tant que noir américain, ce qu'il pense de l'élection d'Obama. Puis il me fait visiter quelques buildings autour de Colombus Circle afin de découvir une superbe vue sur Central Park et les buildings. Il est temps pour moi de remonter vers mon musée. Je me gèle dehors en attendant 4:45 puis le visite au pas de course parce que je suis fatigué et parce que voir en quelque sorte des hommes en vitrine me déprime grave. Je rentre me reposer avant de repartir vers l'opéra voir Rusalka avec la diva Renée Fleming, qui est ce soir magnifique...




Par Nicolas - Publié dans : Chroniques
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